L´Histoire de l´agriculture biologique.
L’agriculture biologique est née de l’initiative d’agronomes, de médecins, d’agriculteurs et de consommateurs qui, dans les
années 1920, ont généré de nouveaux courants de pensées reposant sur des principes éthiques et écologiques, et initié un mode alternatif de production agricole privilégiant le travail du sol,
l’autonomie et le respect des équilibres naturels.
A l'approche des années 70, des changements sociologiques importants influencent largement le développement de l’agriculture biologique.
En 1981, les pouvoirs publics français reconnaissent officiellement l’agriculture biologique.
Une Commission Nationale est créée, chargée de l’organisation et du développement de l’agriculture biologique en France et de l’homologation des cahiers des charges.
L´obligation de faire contrôler les produits bio par des
organismes indépendants date du premier Règlement européen n° 2092/91
régissant l'agriculture biologique en date du 24 juin 1991. Ce qui est important pour un organisme de contrôle et de certification c'est la référence à la norme EN 45011 (ISO 65)pour les
organismes de contrôle et de certification :
Indépendance, Compétence et Impartialité.
Difficulté
La France a perdu depuis longtemps son rôle de leader de la Bio européenne sur un total de plus de 5 millions d'ha bio en Europe et 175.000 exploitations dont 4,5 M ha dans l'Union Européenne pour 142.000 exploitations. En prenant les derniers chiffres de 2002, dans l'Union Européenne on remarque que la France occupe :
- le 5è rang en nombre d'exploitations (mais nous sommes un grand pays agricoles avec près de 664000 exploitations (Agreste RA 2000) et l'Italie en 1er avec 56500 exploitations bio...
- le 9è rang en pourcentage des exploitations bio vis-à-vis des exploitations agricoles totales
- et le 13 è rang sur 15 (devant la Grèce et L'Irlande) pour le pourcentage de la SAU exploitée en bio (1,40 % en 2000).
Les bons chiffres de 2001 et 2002, la stagnation prévisible de 2003 ne suffiront pas à combler le retard sur des pays comme l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne, les Pays scandinaves...
Ce déclin est plus grave qu'on ne croit. S'il est évidemment au plan économique, il l'est aussi sur le plan politique.
Le règlement européen de 1991 était très fortement inspiré de la réglementation
française (la première en Europe à l'époque), mais maintenant avec la place de la France en bio, la France aura de plus en plus de mal à faire entendre sa position à Bruxelles dans une Europe
élargie à 26.
Situés au 19ème rang européen en termes de surfaces cultivées bio, loin derrière l’Autriche et l’Allemagne, les agriculteurs bio français peine à rattraper leurs voisins. Les pouvoirs publics ont leur part de responsabilité dans ce retard. La croissance du bio dépend de leur volonté ou non de développer ce secteur. « Actuellement la Politique Agricole Commune (PAC) fournit des subventions aux agriculteurs en fonction de leurs surfaces et de leurs rendements. Les exploitations bio ne sont pas assez importantes pour bénéficier de ces aides ».Les exploitants bio assument tous les frais de leur exploitation : main d’œuvre, coût élevé de la certification, etc.
On comptabilise en France dix organismes certificateurs, dont le plus connu est Ecocert. « Les logos sont attribués à l’aide de contrôles très stricts. La réglementation de l’agriculture biologique est la plus sévère en France en matière de culture, de respect de l’écologie, de refus des OGM et des pesticides ».
La présence du logo d’un de ces organismes permet de distinguer le « vrai » bio du faux. C’est une assurance pour le consommateur non avisé. Il peut ainsi éviter d’acheter un produit qui se dit « bio » ou « naturel », mais qui ne possède pas de certification.
Labels-
Certificateurs :
Recyclage, Alimentation, Bois et papier, Maison et construction, Economie d’énergie, Finances ,Textile, Tourisme , Commerce équitable ou encore Cosmétiques, les labels ou sigles fleurissent sur
les produits de consommation. Ils sont censés garantir la qualité environnementale du produit ou son absence de composants dangereux.
Une chose est certaine : tous ne sont pas « bio » ou « écolos ». Car, en plus des labels officiels, les marques créent leurs propres références, ce qui ajoute à la confusion générale !
Le terme de “label” est généralement utilisé pour désigner un signe distinctif et qualitatif que l’on attribue à un produit ou un service satisfaisant à une liste de critères provenant d’un cahier des charges. Cette liste de critères constitue aussi ce que l’on appelle un référentiel. Qu’il s’agisse de consommation d’énergie, de produits bio, d’énergies renouvelables, les labels sont développés pour distinguer les produits respectant des normes de production ou pour distinguer les qualités particulières d’un produit ou d’un service. L’organisme ou la société qui vérifie et contrôle que les critères sont respectés conformément au cahier des charges, lors d’un audit, s’appelle le certificateur, comme l’AFNOR, Ecocert, Demeter ou encore Qualité France.
Les labels privés sont parfois plus exigeants que les labels officiels
Idéalement, les règles de déontologie professionnelle recommande que le certificateur soit indépendant de l’entité qui a définit le cahier des charges. Cette pratique est loin d’être généralisée, mais le plus important, vis à vis du consommateur, est de porter l’attention sur la qualité du référentiel, qui est parfois beaucoup plus exigeant pour des labels privés que “publics” ou “officiels”.
Par exemple, les labels d’agriculture biologique “Nature & Progrès” ou “Demeter” ont des cahiers des charges plus exigeants que le label officiel français “AB” ou le label européen “Agriculture Biologique”. Et l’allégement en 2009 du cahier des charges de ce dernier, en particulier par une tolérance aux OGM de 0,9%, a suscité en retour un projet français de label “AB+” excluant strictement les OGM.
Dans les cosmétiques, les différentes normes existantes ont montré une certain laxisme par rapport à une exigence de non-emploi de produits issus de la chimie de synthèse ou de l’agriculture intensive. Les pionniers de la cosmétiques naturelle et biologique que sont les entreprises Welleda, Dr Hauska ont donc lancé un nouveau label, NaTrue, pour mieux garantir au consommateur le niveau de plus élevé d’exigence.
http://www.natrue.fr/comparatif-des-labels.html
Quelques labels :
France (les plus connus : AB, Ecocert) et de l´Union Européenne (Agriculture Biologique) qui sera obligatoire dès juillet 2010:
Label catalan : (car en Espagne, chaque Communauté Autonome a son propre label)
Label allemand:BDIH pour la cosmétique
Label belge :
Selon une étude de 2002 de l´International Federation of Organic Agriculture Movements (IFOAM),il s´est produit un équilibre global sur le marché européen de produits écologiques entre l ´offre et la demande, mais il subsiste d´importantes différences si on regarde chaque marché national, ce qui propice d´importantes opportunités d´affaires :
- Royaume Uni a besoin d´importer 70% de sa consommation nationale de produits écologiques.
- France et Allemagne ont besoin de 50%.
- Suisse s´est converti en marché européen avec un pourcentage important de ventes d´aliments écologiques..
- Et les pays de l´Est de l´Europe accélèrent leur développement de l´agriculture écologique et se convertissent en de potentiels concurrents sur les marchés européens.
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